Jonah Baker et l’essentiel
La 1ère fois que j’ai découvert Jonah Baker, c’était complètement fortuitement, à la Maison Jean Vilar d’Avignon. Entrée dans l’intimité du lieu, en haut de ces escaliers particuliers, j’ai pris place tandis qu’un homme se tenait immobile, de dos, face à une des œuvres de Lee Ufan.
Tout de suite l’évidence s’est imposée. Il s’agissait d’un danseur d’envergure internationale. Sa présence, son silence, son énergie, ce corps. Un public spécifique se tenait là avec moi, dans cette petite salle. 30 minutes d’une intensité absolue. Tous se sont éparpillés comme une voilée de moineaux, pour retourner dans leur univers élitiste et inconnu. Ensuite j’ai su. Jonah Baker s’est fait une spécialité de chorégraphies minimalistes dans les lieux d’art contemporain. Comble du contentement, il communique et publie régulièrement des citations inspirantes, rares, sur le développement personnel. Alors voilà, un des diamants auquel on a accès avec tant de facilité lorsque l'on habite Avignon, à pied, au détour d’une rue piétonne, un beau samedi de février.
Il y a un avant, il y a un après.
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